La
plus part des projets d'habitude ne sont que des idées. Nous
vous présentons ici, non pas des oeuvres utopiques, mais des
projets qui ont déjà débutés mais qui
demandent à être approfondis et dévellopés.
Ce ne sont donc pas des idées en l'air mais déjà
des services qui ont vécus un temps soit peu. Merci de nous
aider à les faire mûrir afin qu'ils voient le jour.
a/
AIDE FINANCIERE AUX FAMILLES POUR DES OPERATIONS : plusieurs
cas graves demandant des opérations ont été
repérés sur le quartier. Le manque de finance
nous empêche pour l'instant d'aider ces familles. Des
participations malgré tout ont été faites
de l'association à quelques cas : Ramesh pour aider
au financement de son séjour à l'hôpital
en soins intensifs (tumeur au foie), Anoki pour ses soins
hospitaliers, Mira pour son traitement contre la tuberculose.
Ces aides ont affaiblies considérablement nos ressources
et le peu de rentrée d'argent réduisent nos
actions. C'est donc un budget spécifique que nous aimerions
avoir pour aider les familles qui s'endêtent pour des
soins d'urgences.
b/
UN DISPENSAIRE : En Mai 2008 nous avons ouvert un
petit dispensaire provisoire dans la grand rue de Ramnagar,
devant le Fort. Le résultat fut décevant pour
la fréquentation, mais cela a permi de faire des soins
délicats dans un local fermé. Le projet d'un
lieu fixe, et si possible gratuit, serait un plus, même
si les soins dans la rue restent le plus important.
c/
LES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES : Venant de la gare d'Howrah
(Calcutta) je connais ces gens qui n'ont rien. Les pêcheurs,
les ouvriers ou les enfants de Ramnagar n'ont rien de commun avec
ces pauvres-là. "Les plus pauvres parmi les pauvres",
comme les appelaient Mère Teresa, existent ici aussi, à
Bénarès. Ils sont moins nombreux, plus difficiles à
voir, à toucher. S'il existait un lieu ou un périmètre
où un service pouvait être effectué, ce serait
une priorité que d'aller oeuvrer à cet endroit là.
Prospection à faire ....
d/
PROGRAMME D'HYGIENE de BASE : En juin 2008, un commencement
de programme d'éducation à l'hygiène de base
(se laver les mains, ne pas cracher, nettoyer les plaies de suite,
aller voir le docteur dés qu'il y a un soucis, ...) a débuté
dans la petite école du quartier visité à Ramnagar.
Les mères viennent là pour apprendre à lire et
à écrire à la suite de leurs enfants. Après
deux interventions, on me dit qu'un docteur vient là deux fois
par semaine apporter des médicaments ! En colère contre
ce fait, je proteste sur le fait qu'un docteur vienne ici sans donner
les soins que je ne peux pas faire. En effet, beaucoup de cas dépassent
le seul soin (dressing) de base et antibiotiques ou traitements sont
nécessaires. Mais personne ne daigne aller voir un médecin
ou aller au dispensaire gratuit à Samneghat, de l'autre côté
de pont : pas d'argent, ... ou pas envie ! En fait ce docteur s'averera
être un simple "physician", ne parlant pas anglais
(tous les docteurs parlent anglais !) et faisant oeuvre charitable
en distribuant des médicaments.
Le projet de programme devrait donc reprendre puisque l'association
est sur place depuis 2007 et peu toucher les familles chez elles.
A suivre ...
e/ENTRER
DANS LES MAISONS : depuis janvier 2008, nous entrons dans
les maisons où des soins sont nécessaires. Le projet
de développer ces visites permet de toucher des personnes qui
ne sortent jamais : personnes très âgées, petits
enfants, femmes. Cette proximité n'aide pas la rentabilité
du service, mais nous préférons passer une heure dans
une maison à voir (et découvrir) des cas à soigner,
prendre un thé et des gâteaux par amitié, connaître
leur mode de vie quotidien, que de faire du "nombre" dans
la rue.
f/
ART ET CULTURE POUR LES AIDER : Ce point nous tient particulièrement
à coeur. Proposer des aides, transmettre des messages (éducation,
santé, ...), faire faire des "images", adapter à
leur culture, nos actions. Je crois qu'il est important de ne pas
imposer notre façon de voir européenne. L'Inde à
la chance d'avoir une culture forte et millénaire. Bien qu'elle
se laisse aussi, comme tout le monde, influencée par la mondialisation
(téléphonie mobile, mode vestimentaire, inutiles de
la vie courante, ...). Par certains côtés, leur culture
est à la pointe (informatique, sattelites, ...) et d'autre
part elle en est encore au moyen-âge (labour avec les boeufs
ou à la main, meules en pierre domestiques, soins par les plantes
alentours, ...). Apprendre à se soigner mieux sans renverser
le mode de vie quotidien qui a sa valeur (manger par terre, ne pas
se laver les mains après les toilettes, se laver juste à
l'eau, ne pas cracher (tabac à chiquer ou pan -béthel-
), etc...
Si un clochard en France connaît bien le principe chauffant
du papier journal ou du carton, l'indien l'ignore totalement. Il peut
faire très froid en hiver ( 4 à 6°C à Bénarès),
mais la multitude de sans abris dorment sur un tissus sale et mouillé,
ou sans rien du tout alors que papiers et cartons sont faciles à
trouver. Un projet artistique permettrait d'utiliser le savoir-faire
des indiens pour exprimer et expliquer avec leurs codes les différents
points importants nécessaires à leur mieux-être.
Il faut noter que la moitié de la population ne sait pas lire
en moyenne. L'église catholique de Bénarès a
commencée cette adaptation des codes hindous pour proposer
son message à une plus large population. (par exemple représentation
du Christ assis en lotus enseignant, offrandes de fleurs durant la
messe représentant la création du monde, même
façon d'offrir l'encens, ...)
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Un local pour effectuer des soins délicats, à l'abri
des regards et des curieux, avec plus de matériel et de propreté.
Soulager, accompagner, demander des nouvelles, passer du temps,
sont autant de beaumes passés sur des vies parfois difficiles.
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Parler avec les familles, connaître leurs habitudes de vie,
leur manière de penser. Essayer non de leur apporter la culture
occidentale, mais le remède simple à moins de problèmes
de santé. Attention ! Colonialisme très proche. Leur
donner ce qu'ils n'ont pas n'est pas leur imposer notre façon
de vivre. Adapter leur mode de vie à un progrès dans
LEUR culture. Cela fait partie de notre projet d'éducation.
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Adaptation de l'arbre Deepack, arbre de lumière hindou,
à l'Arbre de Vie chrétien qui représente la croix.
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