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NOS PROJETS EN COURS D'ETUDES
La plus part des projets d'habitude ne sont que des idées. Nous vous présentons ici, non pas des oeuvres utopiques, mais des projets qui ont déjà débutés mais qui demandent à être approfondis et dévellopés. Ce ne sont donc pas des idées en l'air mais déjà des services qui ont vécus un temps soit peu. Merci de nous aider à les faire mûrir afin qu'ils voient le jour.
a/ UN CENTRE : Début 2008 nous avions un projet de Centre pour personnes âgées. En fait le projet tenait par rapport à une maison très grande qui était conçue pour cela. Après des négociations (très longues comme toujours en Inde !!!), il était prévu déjà d'y habiter, puis à partir de là, d'y accueillir quelques personnes. C'est au moment où la location allait se faire que le propriétaire s'est mis dans l'idée de ne plus la louer à des étrangers. Le projet tombait donc à l'eau, en tout cas par rapport à ce bâtiment là qui semblait idéal.
L'idée n'est que partie remise. Nous nous remettrons en quête d'un nouveau lieu.
La difficulté à commencer un centre c'est la disponibilité. Engager des indiens pour s'en occuper (cuisine, nettoyage, gardiennage) est une évidence. Mais il faut une présence de responsables sur place et à l'année. Le projet est donc encore à l'étude, physique et financière aussi. Il faut assurer le repas de 5 à 8 personnes par jour, le salaire des 2 à 4 indiens, le loyer, l'électricité, l'achat de l'installation (lits, couvertures, vaisselle, cuisine, ...etc). Nous vous en dirons plus dés que nous pourrons vous fournir des évaluations de prix et des possibilités de lieux.b/ UN DISPENSAIRE : En Mai 2008 nous avons ouvert un petit dispensaire provisoire dans la grand rue de Ramnagar, devant le Fort. Le résultat fut décevant pour la fréquentation, mais cela a permi de faire des soins délicats dans un local fermé. Le projet d'un lieu fixe, et si possible gratuit, reste une priorité, même si les soins dans la rue restent le plus important.
c/ LES PLUS PAUVRES PARMI LES PAUVRES : Venant de la gare d'Howrah (Calcutta) je connais ces gens qui n'ont rien. Les pêcheurs, les ouvriers ou les enfants de Ramnagar n'ont rien de commun avec ces pauvres-là. "Les plus pauvres parmi les pauvres", comme les appelaient Mère Teresa, existent ici aussi, à Bénarès. Ils sont moins nombreux, plus difficiles à voir, à toucher. S'il existait un lieu ou un périmètre où un service pouvait être effectué, ce serait une priorité que d'aller oeuvrer à cet endroit là. Prospection à faire ....
d/ PROGRAMME D'HYGIENE de BASE : En juin 2008, un commencement de programme d'éducation à l'hygiène de base (se laver les mains, ne pas cracher, nettoyer les plaies de suite, aller voir le docteur dés qu'il y a un soucis, ...) a débuté dans la petite école du quartier visité à Ramnagar. Les mères viennent là pour apprendre à lire et à écrire à la suite de leurs enfants. Après deux interventions, on me dit qu'un docteur vient là deux fois par semaine apporter des médicaments ! En colère contre ce fait, je proteste sur le fait qu'un docteur vienne ici sans donner les soins que je ne peux pas faire. En effet, beaucoup de cas dépassent le seul soin (dressing) de base et antibiotiques ou traitements sont nécessaires. Mais personne ne daigne aller voir un médecin ou aller au dispensaire gratuit à Samneghat, de l'autre côté de pont : pas d'argent, ... ou pas envie ! En fait ce docteur s'averera être un simple "physician", ne parlant pas anglais (tous les docteurs parlent anglais !) et faisant oeuvre charitable en distribuant des médicaments.
Le projet de programme devrait donc reprendre puisque l'association est sur place depuis 2007 et peu toucher les familles chez elles. A suivre ...e/ ART ET CULTURE POUR LES AIDER : Ce point nous tient particulièrement à coeur. Proposer des aides, transmettre des messages (éducation, santé, ...), faire faire des "images", adapter à leur culture, nos actions. Je crois qu'il est important de ne pas imposer notre façon de voir européenne. L'Inde à la chance d'avoir une culture forte et millénaire. Bien qu'elle se laisse aussi, comme tout le monde, influencée par la mondialisation (téléphonie mobile, mode vestimentaire, inutiles de la vie courante, ...). Par certains côtés, leur culture est à la pointe (informatique, sattelites, ...) et d'autre part elle en est encore au moyen-âge (labour avec les boeufs ou à la main, meules en pierre domestiques, soins par les plantes alentours, ...). Apprendre à se soigner mieux sans renverser le mode de vie quotidien qui a sa valeur (manger par terre, ne pas se laver les mains après les toilettes, se laver juste à l'eau, ne pas cracher (tabac à chiquer ou pan -béthel- ), etc...
Si un clochard en France connaît bien le principe chauffant du papier journal ou du carton, l'indien l'ignore totalement. Il peut faire très froid en hiver ( 4 à 6°C à Bénarès), mais la multitude de sans abris dorment sur un tissus sale et mouillé, ou sans rien du tout alors que papiers et cartons sont faciles à trouver. Un projet artistique permettrait d'utiliser le savoir-faire des indiens pour exprimer et expliquer avec leurs codes les différents points importants nécessaires à leur mieux-être. Il faut noter que la moitié de la population ne sait pas lire en moyenne. L'église catholique de Bénarès a commencée cette adaptation des codes hindous pour proposer son message à une plus large population. (par exemple représentation du Christ assis en lotus enseignant, offrandes de fleurs durant la messe représentant la création du monde, même façon d'offrir l'encens, ...)
Un local pour effectuer des soins délicats, à l'abri des regards et des curieux, avec plus de matériel et de propreté.
Les plus pauvres n'ont rien, ils sont là mais ils se cachent. Ils sont ces ombres que nous ne voyons pas.
Parler avec les familles, connaître leurs habitudes de vie, leur manière de penser. Essayer non de leur apporter la culture occidentale, mais le remède simple à moins de problèmes de santé. Attention ! Colonialisme très proche. Leur donner ce qu'ils n'ont pas n'est pas leur imposer notre façon de vivre. Adapter leur mode de vie à un progrès dans LEUR culture. Cela fait partie de notre projet d'éducation.
Adaptation de l'arbre Deepack, arbre de lumière hindou, à l'Arbre de Vie chrétien qui représente la croix.
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