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OUVERTURE
D'UN NOUVEAU SITE DE SERVICE DES PAUVRES A BENARES
Lors de notre arrivée à Bénarès
il y a près de 3 ans, plusieurs lieux de service des
pauvres avaient été envisagés : les ghats
au bord du Gange, la gare, les boulevards, les ruelles des vieux
quartiers, ... et Ramnagar de l'autre côté du Gange,
à 7km.
Ce fut Ramnagar qui fut choisit parce que personne n'y allait
(les autres lieux sont déjà desservis par des
associations assurant des soins) et parce qu'une population
était dans le besoin de soins quotidiens ("dressings").
L'expérience de la gare d'Howrah (Calcutta) restait dans
l'idée néanmoins, pour toucher les "plus
pauvres parmi les pauvres" selon l'expression de Mère
Teresa. En effet, la population de Ramnagar est composée
essentiellement de familles ayant toutes une maison à
elles et les pères travaillent quasiment tous ou du moins
un membre de la famille. Pêcheurs pour beaucoup ou "drivers"
d'auto-rickshaws, ils gagnent un petit salaire quotidien mais
jamais très important. Les femmes et certains enfants
adolescents font de la broderie pour les saris de Bénarès.
Ce sont des pauvres mais ils ne sont pas comparables à
ceux qui n'ont ni famille, ni logement et qui vivent dans la
rue comme des chiens ... ou pire. Certaines familles sont assez
pauvres malgré l'apparence d'un toit et d'une vie comme
les autres. Gagner 100 roupies par jour ou tous les deux jours
pour 4 ou 6 personnes n'est vraiment pas la grande fortune !!!
Grâce à l'intervention de l'association Indra
Dhanush, des enfants ont pu être soignés
(malnutrition), et des cas difficiles (enfants et adultes) soignés
au dispensaire de Samneghat par l'association Amitié
Bénarès.
A
partir de la constatation que les plus pauvres existent bien
à Bénarès (l'état de l'Uttar Pradesh
est un des plus pauvre de l'Inde), nous allons diversifier à
présent nos points d'actions par une présence
à la gare de Varanasi-Junction (Bénarès)
au niveau "dressings".
Après avoir rencontré quelques personnes en place,
nous avons décidé de prendre tout d'abord un jour
par semaine puis plusieurs jours selon les besoins. Le but est
de développer cette activité sur le terrain au
détriment de Ramnagar qui demande moins de soins d'urgence.
Ramnagar sera toujours déservit, mais sur un ou deux
jours par semaine seulement.
A la Gare nous toucherons des gens beaucoup
plus pauvres et sur le terrain de leur vie :
- pas de logement ! Ils dorment sur le parking de la gare et
vivent à même le sol sur des zones en travaux ou
non-occupées par les auto-rickshaws parqués.
- essentiellement des prostituées et leur enfants,
- mais aussi beaucoup de drogués à l'héroïne,
essentiellement hommes et jeunes adolescents.
- prostitution d'enfants et travestis hommes aussi.
- personnes mentalement atteintes ayant parfois des plaies non
soignées.
- enfants qui ramassent les bouteilles en plastique dans les
trains, femmes seules et vieillards.
- etc ....
Nous touchons ainsi des gens très pauvres qui vivent
de vols, de prostitution, de petits boulots ou de rien.
Notre action sur ce terrain avait été repoussée
parce que, déjà, une association y officiait.
Bien qu'elle soit toujours présente, mais de l'autre
côté de la gare et à un point fixe où
les gens viennent, il nous a semblé nécessaire
de toucher tous ceux qui ne peuvent pas traverser les ponts
aériens pour aller de l'autre côté, ceux
qui n'estiment pas que cela soit nécessaire de se faire
soigner (!!) ou malades mentaux qui n'ont pas la présence
d'esprit de voir que leurs plaies est dangereuse. L'autre association
n'étant pas présente tous les jours de la semaine,
certains soins ne sont pas entretenus quotidiennement ... et
parfois oubliés.
Notre philosophie est d'aller vers les pauvres et non d'attendre
qu'ils viennent à nous. Les trouver dans leur lieu de
vie permet de voir leurs conditions d'existence, leur famille,
leur travail et le contexte dans lequel ils vivent tous les
jours.
Nous allons essayer d'être complémentaires avec
les autres associations (hôpital, école, dispensaire,
malnutrition) et non concurrents.
Les soins étant plus lourds, de par les conditions de
vie de ces gens, par la drogue et l'hygiène assez succincte,
notre budget risque d'être plus important. Merci à
ceux qui pourront nous aider à assurer ce service par
leurs dons !
La visite et l'aide de volontaires n'est pour l'instant pas
envisagée ! Seuls des longues durées pourront
aller à la gare, essentiellement à cause de la
difficulté liée à la population : méfiance
des étrangers, maquereaux qui surveillent, langue, hygiène
et conditions d'exercice dans des lieux très sales (détritus,
urine, poussière, etc...)
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Le parking de la Gare de Varanasi

homme isolé, soigné au pieds, vivant nu ou presque
dans la rue.

Soins d'un travestis homme et d'un homme dérangé
mentalement.

Les quais couverts de la gare et les ponts qui traversent par
dessus, inaccessibles aux personnes handicapées.
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